22 novembre, 10h,
Nous sommes partis ce matin en direction du sud de la grande plage de Sotavento, sur Fuerteventura. Je vais essayer de boucler mon apprentissage du kitesurf dans des conditions de mer moins sauvages.
Hier il y avait un bon vent pour descendre, 15/20 noeuds, mais nous avons préféré aller faire quelques courses : là où nous allons, c’est le bout du monde, il n’y a rien !
Hélas, contre toute attente (alors qu’on aurait du s’y attendre, hein, on le sait bien), ce matin le vent est plus faible que prévu. 8, 10, parfois 12 noeuds. Au portant, 140° sur notre bâbord arrière. GV+1 ris et gennaker (le ris sert à donner plus d’air au gennaker…), on se traîne à 5 noeuds ! Alors qu’on devrait aller 1, 2, parfois 3 noeuds plus vite dans ces conditions !
La houle hachée et très courte qui nous prend par l’arrière bâbord n’y est pas pour rien : la GV est basculée et d’éventée en permanence, le gennaker ne tient pas en place.
Pénible.
A ce rythme nous n’atteindrons pas notre destination avant la nuit, alors que nous aurions dû y être entre 15 et 16h !
Tout est en place pour faire un stop en cours de route…
14h30
On a pris du retard ce matin avec le petit temps. Gennaker pas bien réglé non plus, ca n’a pas aidé…
Pas moyen d’arriver à notre destination prévue avant la nuit (le soleil se couche à 18h…).
On pourrait y aller, c’est du sable sur des hectares, probablement sans aucun autre voilier…
Pour l’heure, on se dirige vers la baie de Gran Tarajal. Fond de sable également, peut-être quelques voiliers, mais mouillage rouleur au possible. On verra bien.
On devrait y être dans un peu moins de deux heures.
Demain, on finira notre descente au moteur…
16h15
Nous sommes arrivés vers 16h15, après une belle navigation un peu mouvementée à cause de la courte houle de NE (1 a 2 mètres toutes les 5 a 6 secondes).
Le mouillage est désert, un seul autre catamaran à côté de nous. 40m de chaine avec la patte d’oie, ça devrait suffire dans 8m d’eau, par temps calme.
Comme prévu, l’endroit est rouleur, on ne va pas y rester. Demain nous allons descendre un peu plus bas, durant une ou deux heures, vers l’immense plage de Sotavento, histoire de voir si on peut y mouiller. Et si ça n’est pas rouleur (ce qui n’est pas gagné ).